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DE LA VILLE DE PARIS.
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[i56o]
Chasteaudun, Bloys, Montrichart, Amboise, La Ferté Benard, oultre ce que ja vous a esté vendu pour •semblables causes Saumur, Laval, Pouencé, Her-neu, Chollet, Ingrande et Candé, desquelz nous revient de nect à present la somme de trente neuf- mil huit cens trente neuf livres cinq solz, pour sur iceulx constituer jusques à trente huit mil livres tournois de rente, et sur le surplus de plus valleurs seront prins les fraiz pour ce neccessaires, ou faire les ra-chaps d'aucunes desd, rentes, etde tout rendre compte par le Receveur de nostredicte Ville, ainsi qu'il est acoustumé faire en tel cas. A ceste cause vous prions, et neantmoings mandons et enjoignons par ia presente que vous ayez à communiquer et assembler les officiers, bourgeois, manans et habitans de nostredicle Ville, qui ont acoustumé et doibvent à ceste fin estre assemblez, et les prier et requerir de
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nostre part de nous payer et fournir lad. somme de iiiic lvi"1 livres, moyennant la cession et transport que nous ferons à lad. Ville de noz dessusd, greniers, de chascun desquelz nous vous envoyons la valleur, à ce quc après avoir le tout veu, nous faciez entendre ce qui en aura esté conclud et advisé par entre vous, pour après en faire de nostre part expedier et passer les procurations et povoirs d'en faire la vendition sur ce requise et neccessaire, et ainsi qu'il est acoustumé faire par cy devant en tel ou semblable cas. Et à ce ne faictes faulte, car tel est nostre plaisir.
"Donné à Chasteaudun, le xvcjour de Juing mil vc lx.d
Signé : FRANÇOIS.
Et au dessoubz : Hurault.
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XCIV. -— Assemblée pour iiii0 lvi™ livres tournois demandez par le Roy.
io juillet i56o. (Fol. 60 v°.)
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Du mercredi, x° jour de Juillet mil v° lx.
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beré qu'on doibt aller vers mons' le chancelier et escripre à monseigneur révérendissime Cardinal de Lorraine, luy faisant remonstrances de la presente Assemblée, qui a esté d'avis qu'on ne doibt point encores faire mention de la somme que le Roy demande par ses lettres du xv0 jour de Juing dernier, jusques à ce que la somme qui luy a esté cy devant accordée de gré à gré et sans contraincte luy soit fournye, par ce que, si lesd, habitans entendoient avoir charge sur charge, ilz se pourroient relïroidir et retirer dc bailler les deniers qui restent à parachever lad. somme precedente, et y auroit danger que lad. Ville pour le service du Roy ne lumbast en diminution de son credit W.
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En Assemblée le jour d'huy faicte en l'Hostel de la ville de Paris de Mess" les Prevost des Marchans, Eschevins de la ville de Paris et xxim Conseillers d'icelle, pour oyr la lecture et donner avis sur les lettres closes envoyées par le Roy à lad. Ville, en laquelle se sont trouvez, c'est assavoir :
Mess" les Prevost des Marchans et Eschevins;
Monsr Guyot, srdc Charmeau, monsr Du Saulsay, mons' m0 Philippes Le Lievre, sire Pierre Croquet, mons1, Sanguyn, monsr Perrot, Conseillers de lad. Ville.
Après lecture desd, lettres, a esté conclud et deli-
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XCV. — Semonce des obseques et pompe funèbre de la Royne d'Escosse.
9 août i56o. (Fol. 61 r°.)
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Le vendredi, ix0 jour d'Aoust mil vc lx, sont venuz au Bureau de la ville de Paris mons1, le tresorier Groslier et le seigneur de Chemaulx, mc des ceremonyes du Roy, lesquelz ont semons Mess" de eulx trouver dimenche après vespres, en l'eglise de Pa-
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ris, à vigille de morts pour l'ame de la feue Royne d'Escosse, mere de ia Royne de France(2), et ie landemain, huit heures du matin, en lad. eglise en la messe et service en la maniere acoustumée, ce que Mess" ont promis faire.
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") Cette crainte était bien fondée, car le Roi venait de demander tout récemment la réalisation d'un capital représentant 55,ooo livres de rente.
(2) Maric de Lorraine, sœur du cardinal et du duc de Guise, reine douairière d'Ecosse depuis la mort do Jacques V qu'elle avait épousé on 1538, mourut le 1 o juin 156o. Son corps fut transporté en France par les soins du cardinal de Lorraine et déposé dans le monastère des religieuses de Saint-Pierre de Reims, dont la princesse Renée, sa sœur, était abbesse; on lui éleva un superbe tombeau au milieu de l'église (L. Paris, Négociations sons François II, p. 422). Lors de la cérémonie funèbre, célébrée à Notre-Dame le
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